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Jour de grève

CEFR level B1 · Topic: Transport

Jeudi matin, Paris s’est réveillé au ralenti. Les syndicats des transports avaient appelé à une grève contre une réforme des retraites, et le mouvement était très suivi. Sur seize lignes de métro, dix étaient complètement fermées. Les autres ne fonctionnaient qu’aux heures de pointe, avec un train sur trois. Les RER circulaient à peine.

Nadia, infirmière à l’hôpital Pitié-Salpêtrière, habite à Bobigny. D’habitude, elle met quarante minutes pour aller au travail en métro. Ce jeudi, elle s’est levée à quatre heures et demie. Elle a d’abord essayé de prendre un bus, mais il était tellement plein que le chauffeur n’a même pas ouvert les portes. Elle a fini par partager un taxi avec deux inconnus, qui allaient aussi vers le centre. « On a payé vingt euros chacun, et on a mis une heure et demie à cause des embouteillages. »

Partout, les Parisiens ont dû improviser. Les trottinettes et les vélos en libre-service ont été pris d’assaut dès six heures. Certains ont marché pendant plus d’une heure. Beaucoup d’entreprises ont demandé à leurs salariés de télétravailler. Sur le périphérique, les bouchons atteignaient trois cents kilomètres à huit heures. Les écoles restaient ouvertes, mais de nombreux enseignants étaient absents.

Les avis étaient partagés. Dans la file d’attente d’un arrêt de bus, un homme en costume s’est énervé : « Ils prennent les gens en otage ! Moi, si je ne viens pas au travail, je ne suis pas payé. » Une étudiante, à côté de lui, a répondu calmement que les grévistes perdaient aussi leur salaire pendant la grève, et qu’ils se battaient pour tout le monde. Les sondages montraient qu’une majorité de Français soutenait le mouvement, malgré la gêne.

Le soir, Nadia est rentrée à pied jusqu’à la gare de l’Est, puis a attendu un RER pendant cinquante minutes. Elle est arrivée chez elle à vingt et une heures, épuisée. Elle-même n’était pas contre la grève, mais elle s’inquiétait pour les jours suivants. Les syndicats avaient déjà annoncé que le mouvement continuerait la semaine suivante. Elle a décidé de ressortir son vieux vélo de la cave.

Glossary

au ralenti
slowly, at a reduced pace
le syndicat
trade union
la grève
strike
la réforme des retraites
pension reform
suivi
well supported, followed
les heures de pointe
rush hour
l’inconnu
stranger
l’embouteillage
traffic jam
en libre-service
self-service, shared (bikes)
prendre d’assaut
to storm, rush for
le périphérique
Paris ring road
prendre en otage
to hold hostage
le gréviste
striker
le sondage
opinion poll
soutenir
to support
la gêne
disruption, inconvenience

Comprehension questions

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  1. Pourquoi les syndicats avaient-ils appelé à la grève ?
    • Pour de meilleurs salaires
    • Contre une réforme des retraites
    • Contre de nouveaux trains
    • Pour plus de vacances
  2. Combien de lignes de métro étaient complètement fermées ?
    • Trois
    • Toutes
    • Dix sur seize
    • Une seule
  3. Vrai ou faux ? Nadia a pu prendre le bus le matin.
  4. Comment Nadia est-elle allée au travail ?
    • En RER
    • À pied
    • À vélo
    • En taxi partagé avec deux inconnus
  5. Qu’est-ce que l’étudiante a répondu à l’homme en costume ?
    • Que les grévistes perdaient aussi leur salaire
    • Qu’il devait prendre un vélo
    • Qu’elle était d’accord avec lui
    • Qu’elle ne travaillait pas
  6. Vrai ou faux ? Selon les sondages, une majorité de Français soutenait le mouvement.
  7. À quelle heure Nadia est-elle rentrée chez elle ?
    • À dix-huit heures
    • À vingt et une heures
    • À minuit
    • À quatre heures et demie
  8. Vrai ou faux ? Nadia était fermement contre la grève.

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