Une nuit de février, à deux heures du matin, Aurélien a été réveillé par un bruit étrange. Son fils Paul, trois ans, toussait dans sa chambre. Ce n’était pas une toux normale : elle ressemblait à l’aboiement d’un chien. Paul avait du mal à respirer et il pleurait. Il avait aussi de la fièvre.
Aurélien a eu très peur. Sa femme était en déplacement à Lyon pour son travail. Il ne savait pas quoi faire. Il a appelé le 15, le numéro du SAMU. Une opératrice a répondu tout de suite et elle lui a passé un médecin régulateur. Le médecin a posé beaucoup de questions : l’âge de l’enfant, sa température, la couleur de ses lèvres.
« Ça ressemble à une laryngite, a-t-il dit. Emmenez votre fils dans la salle de bains, fermez la porte et faites couler l’eau chaude de la douche. La vapeur va l’aider à respirer. Si ça ne va pas mieux dans quinze minutes, allez aux urgences de l’hôpital. »
Aurélien a suivi les conseils. Après vingt minutes, Paul respirait un peu mieux, mais il toussait encore. Alors, Aurélien l’a emmené aux urgences pédiatriques du CHU de Nantes. Une médecin a examiné Paul et elle lui a donné un médicament.
À cinq heures du matin, ils sont rentrés à la maison. Paul dormait dans les bras de son père. Aurélien, lui, n’a pas dormi du tout.