Chaque année, au mois de mai, le village de Saint-Rémy, près d’Avignon, organise un grand vide-grenier. Les habitants vendent dans la rue les objets dont ils n’ont plus besoin. Cette année, Laure et sa fille Manon, douze ans, ont décidé d’avoir un stand.
Pendant une semaine, elles ont fait du tri dans la maison. Elles ont trouvé des vêtements trop petits, des jouets, des livres, de la vaisselle et même une vieille lampe de la grand-mère. Elles ont tout mis dans des cartons. Manon a écrit les prix sur des petites étiquettes.
Le dimanche, elles se sont levées à cinq heures et demie. À six heures, la rue était déjà pleine de voitures et de tables. Elles ont installé leur stand sous un platane. Les premiers clients sont arrivés très tôt avec des lampes de poche : c’étaient des professionnels qui cherchaient des objets anciens.
Un monsieur a regardé la vieille lampe longtemps. « Combien ? — Dix euros. — Je vous en donne cinq. » Laure a accepté huit euros. Les gens négociaient souvent, et Manon a vite appris à le faire aussi.
À midi, elles avaient vendu presque tout. Elles ont gagné cent quarante euros. Mais en rentrant, Manon a montré à sa mère un vieux vélo qu’elle avait acheté à un autre stand pour quinze euros. « Il était vraiment pas cher ! »