Lundi matin, à six heures cinquante, Manon attendait son TER à la gare d’Amiens pour aller travailler à Paris. Elle prenait ce train tous les jours. Tout à coup, une annonce a retenti dans les haut-parleurs :
« Mesdames et messieurs, votre attention, s’il vous plaît. En raison d’un mouvement social, le train TER numéro 847 à destination de Paris-Nord, prévu au départ à sept heures dix, est supprimé. Le prochain train partira à huit heures quinze, voie 2. Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée. »
Sur le quai, tout le monde a soupiré. Manon a regardé son téléphone. Elle avait une réunion importante à neuf heures. Avec le train suivant, elle arriverait seulement à neuf heures trente. Elle a tout de suite envoyé un message à sa cheffe pour la prévenir.
Ensuite, elle a vérifié l’application de la SNCF. Il y avait un car de remplacement à sept heures vingt, mais il était déjà complet. Alors, elle a parlé avec deux autres voyageurs qui allaient aussi à Paris. Un homme avait sa voiture au parking. Ils ont décidé de partager la voiture et les frais d’essence.
Manon est arrivée au bureau à neuf heures cinq. Sa cheffe a souri : « Cinq minutes de retard seulement ? Bravo ! »