Fin août, Inès est rentrée de Lisbonne après une semaine de vacances. L’avion a atterri à l’aéroport de Nice à vingt-deux heures. Elle était fatiguée mais contente. Elle a attendu devant le tapis à bagages. Les valises arrivaient une par une. Après trente minutes, le tapis s’est arrêté. Sa valise rouge n’était pas là.
Inès est allée au comptoir des bagages perdus. Il y avait déjà cinq personnes du même vol dans la queue. L’employée lui a demandé sa carte d’embarquement et l’étiquette de la valise. Ensuite, elle a rempli un formulaire avec Inès : la couleur, la taille, la marque et le contenu de la valise. « Elle est sans doute restée à Lisbonne. Nous allons la chercher. » Elle lui a donné un numéro de dossier.
Le lendemain, Inès a dû acheter une brosse à dents, des vêtements et des produits de toilette. Elle a gardé tous les tickets de caisse, parce que la compagnie aérienne rembourse les achats de première nécessité.
Pendant deux jours, elle a regardé le site de la compagnie avec son numéro de dossier. Enfin, le troisième jour, un livreur a sonné à sa porte avec la valise rouge. Tout était dedans, même les pâtisseries portugaises pour sa mère. Elles étaient un peu écrasées, mais encore bonnes.