La sœur de Clara, Lisa, habite à Montréal depuis deux ans. Son anniversaire était le 15 novembre. Début novembre, Clara a préparé un colis avec des choses que Lisa aimait et qu’elle ne trouvait pas au Canada : du nougat de Montélimar, des calissons, une bouteille de vin de Bourgogne et un livre de son auteur préféré.
Le samedi matin, elle est allée au bureau de poste de son quartier, à Lyon. Il y avait une longue file d’attente. Quand son tour est arrivé, elle a posé le carton sur le comptoir.
— Bonjour, je voudrais envoyer ce colis au Canada.
— D’accord. Il y a des liquides dedans ?
— Oui, une bouteille de vin.
— Ah, désolé, l’alcool est interdit dans les colis pour l’international.
Clara était déçue. Elle a retiré la bouteille. L’employé a pesé le colis : deux kilos trois cents. Elle a dû remplir une déclaration de douane avec le contenu et la valeur. L’envoi coûtait quarante-deux euros, avec un numéro de suivi. « Le colis arrivera dans huit à dix jours », a dit l’employé.
Clara a suivi le colis sur internet tous les jours. Il est arrivé le 13 novembre, deux jours avant l’anniversaire. Lisa a appelé en vidéo : « Les calissons ! Merci ! Mais... pas de vin ? » Clara a ri : « Je te l’apporte à Noël ! »