C’est vendredi soir à Lyon. Nathalie a un train pour Paris à dix-neuf heures quarante, à la gare de la Part-Dieu. Il est dix-neuf heures cinq et il pleut très fort. Elle n’a pas de parapluie.
Cinq minutes plus tard, un taxi arrive.
— Bonsoir. À la gare de la Part-Dieu, s’il vous plaît. Vite, mon train est à dix-neuf heures quarante !
— D’accord. Mais avec la pluie, il y a beaucoup de voitures.
Le chauffeur roule vite, mais prudemment. Sur le pont, il y a un bouchon. Nathalie regarde sa montre toutes les minutes. Dix-neuf heures vingt-cinq... dix-neuf heures trente...
À dix-neuf heures trente-trois, le taxi arrive à la gare. La course coûte vingt-deux euros. Nathalie laisse un pourboire.
— Merci, vous êtes un héros !
Elle court sur le quai. Le train est là. Elle monte à dix-neuf heures trente-huit. Ouf !