Pour leurs vacances de Pâques, Jeanne et sa mère ont voulu aller à Vienne, en Autriche. Elles ne voulaient pas prendre l’avion, pour des raisons écologiques. Alors, elles ont réservé des places dans le train de nuit Paris-Vienne. Le voyage durait environ quatorze heures.
Le départ était à dix-neuf heures, gare de l’Est. Elles avaient réservé une cabine-couchette pour quatre personnes. Il y avait quatre lits étroits, deux de chaque côté, avec des draps propres, un oreiller et une petite bouteille d’eau. Elles partageaient la cabine avec une étudiante allemande et une dame autrichienne qui rentrait chez elle.
Au début, Jeanne trouvait ça très amusant. Elle a choisi le lit du haut. Par la fenêtre, elle regardait les villages et les champs de l’est de la France. Le soir, elles ont mangé leur pique-nique et elles ont discuté avec les deux autres femmes, moitié en anglais, moitié en allemand.
La nuit a été un peu difficile. Le train s’arrêtait souvent, dans des gares inconnues, et le bruit réveillait Jeanne. La dame autrichienne ronflait un peu. Mais vers deux heures du matin, Jeanne a enfin réussi à dormir.
Le matin, un employé a apporté le petit déjeuner dans la cabine : un café, du pain et de la confiture. À neuf heures, le train est arrivé à Vienne. Jeanne a dit : « C’était une aventure. On revient comme ça ! »