Akira, un étudiant japonais, fait un échange d’un an à l’université de Strasbourg. Début décembre, sa colocataire alsacienne, Léa, lui a dit : « Tu dois absolument voir le marché de Noël. C’est le plus ancien de France ! Il existe depuis 1570. »
Un samedi soir, ils sont allés ensemble au centre-ville. Akira n’en croyait pas ses yeux. Toute la ville était décorée de lumières, d’étoiles et de guirlandes. Sur la place Kléber, il y avait un immense sapin de trente mètres. Il y avait des centaines de petits chalets en bois qui vendaient des décorations de Noël, des bougies, des jouets en bois et des spécialités d’Alsace.
Il faisait très froid, moins deux degrés. Léa a acheté deux verres de vin chaud à la cannelle. « Ça réchauffe ! » Ensuite, ils ont goûté des bredele, les petits biscuits de Noël alsaciens, et un bretzel tout chaud. Akira a aussi goûté une tarte flambée, avec de la crème, des oignons et des lardons.
Il y avait beaucoup de monde, des touristes de toute l’Europe. Les gens parlaient allemand, anglais, italien. Près de la cathédrale, une chorale chantait des chants de Noël.
Akira a acheté une petite maison en pain d’épices pour sa mère au Japon. Il a pris des dizaines de photos. « C’est comme dans un conte de fées », a-t-il dit.