Sofia et Antoine voulaient se marier en septembre, à la mairie du petit village de Sofia, en Alsace. Sofia est italienne et Antoine est français. Ils habitaient ensemble à Strasbourg depuis quatre ans. En février, ils ont déposé leur dossier de mariage à la mairie.
Trois semaines plus tard, ils ont reçu une lettre de la mairie. Antoine l’a ouverte et il a lu à voix haute :
« Madame, Monsieur,
Nous avons bien reçu votre dossier de mariage. Cependant, il manque un document : l’acte de naissance de Madame, traduit en français par un traducteur assermenté, de moins de six mois. Nous vous demandons également de nous indiquer les noms et adresses de vos témoins. Ensuite, nous pourrons publier les bans. La date du mariage pourra alors être confirmée. »
Sofia a soupiré. Elle avait envoyé une copie de son acte de naissance italien, mais sans traduction. Elle a dû le demander à nouveau à la mairie de sa ville natale, près de Turin. Heureusement, l’Italie a envoyé le document en dix jours. Ensuite, elle a trouvé un traducteur assermenté à Strasbourg. La traduction a coûté cinquante euros.
Pour les témoins, c’était facile : la sœur d’Antoine et la meilleure amie de Sofia. Fin avril, la mairie a confirmé la date : le samedi 14 septembre, à quinze heures.