Bruno, cinquante-deux ans, a toujours mangé des plats tout prêts. Après son divorce, il a décidé d’apprendre à cuisiner. En septembre, il s’est inscrit à un cours du soir à la maison des associations de Dijon : dix séances, le jeudi, de dix-neuf heures à vingt-deux heures.
Le premier soir, il était un peu gêné. Il y avait douze personnes, surtout des jeunes. Le professeur, un ancien chef de restaurant, leur a montré comment couper un oignon sans pleurer. Bruno a essayé, mais il a pleuré quand même. Tout le monde a ri, et lui aussi.
Chaque semaine, ils préparaient un menu complet. Ils ont fait une soupe de potiron, un bœuf bourguignon, une quiche lorraine et même une tarte Tatin. À la fin du cours, ils mangeaient ensemble ce qu’ils avaient cuisiné. Bruno a beaucoup aimé ces moments : on parlait, on goûtait, on partageait les recettes.
Il a aussi fait des progrès à la maison. Il a invité ses enfants à dîner et il a préparé un poulet rôti avec des pommes de terre. Sa fille lui a dit : « Papa, c’est délicieux ! Tu as acheté ça où ? »
Bruno était très fier. En janvier, il s’est inscrit au cours de pâtisserie.