Début décembre, il a fait très froid à Strasbourg. Le matin, il faisait moins cinq degrés. Lucas, un étudiant brésilien, avait seulement une veste légère. Dans la rue, il tremblait. Son colocataire lui a dit : « Il te faut une vraie veste d’hiver, sinon tu vas tomber malade. »
Le samedi suivant, Lucas est allé dans un magasin de sport au centre-ville. Il y avait des dizaines de vestes : longues, courtes, avec ou sans capuche. Une vendeuse est venue l’aider.
— Vous cherchez quelque chose de chaud ?
— Oui, très chaud ! Je viens de São Paulo.
Elle a ri et lui a montré une doudoune noire, imperméable, avec une capuche en fausse fourrure.
Lucas l’a essayée. Elle était un peu grande, alors la vendeuse lui a apporté la taille au-dessous. Cette fois, elle était parfaite. Le prix était de cent vingt euros. C’était cher pour un étudiant, mais il y avait des soldes : moins trente pour cent. Il a payé quatre-vingt-quatre euros.
Le lundi, il est sorti avec sa nouvelle doudoune, une écharpe et des gants. Il n’avait plus froid du tout. Il a même pris une photo pour sa mère, qui lui a répondu : « Tu ressembles à un ours ! »